Description
Le Musée de la Résistance en Bretagne inaugure 3 nouvelles expositions et met à l'honneur les paras français du Special Air Service dans un nouvel espace permanent. Un week-end commémoratif ouvert au public le samedi 11 juillet avec des reconstitutions historiques, des animations, colloques et un parachutage aux abords du musée dans la matinée du lundi 13 juillet.
AU PROGRAMME :
Vendredi 10 juillet 2026 au musée de la Résistance en Bretagne I Saint- Marcel Inauguration officielle des trois expositions - SUR INVITATION :
- Nouvel espace permanent dédié aux " paras français du Special Air Service"
Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, 4 sticks de parachutistes français – sous uniforme britannique – étaient largués en Bretagne. Ils étaient les premiers soldats alliés à fouler le sol de France occupée dans la nuit précédant le débarquement en Normandie. Ces éléments précurseurs du 4ème SAS/2ème RCP étaient chargés de préparer le parachutage de l’ensemble du « Bataillon du ciel », dont la mission était d’éviter par tous les moyens l’acheminement de renforts allemands vers le front de Normandie. Ils allaient faire la jonction avec la Résistance et contribuer la montée en puissance du maquis de Saint-Marcel, avant d’en éviter l’anéantissement le 18 juin 1944. Ils ont été nombreux à tomber pour libérer la Bretagne avant de poursuivre le combat jusqu’en Hollande. D’où venaient ces parachutistes ? Quelle fut leur trajectoire avant qu’elle ne rejoigne celle des FFI Bretons en juin 1944 ? Que sont-ils devenus une fois la Bretagne libérée ? Découvrez l’histoire méconnue de ces soldats d’élite qui ont inspiré les Forces Spéciales actuelles.
- Exposition temporaire I ACTION MEN - les S.A.S. dans l'imaginaire collectif
« Pour les Parachutistes, la guerre, ce fut le danger, l’audace, l’isolement. Entre tous, les plus exposés, les plus audacieux, les plus solitaires, ont été ceux de la France Libre. Avant-garde jetée du haut des airs, au milieu des lignes ennemies, jouant le tout pour le tout, entièrement livrés à eux-mêmes, voilà comment ils ont perdu leurs morts et récolté leur gloire ».
Ces mots du général de Gaulle exaltent l’engagement des commandos français du Special Air Service pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces combattants qui se définissaient comme des « hommes ordinaires » sont entrés dans la légende, parfois malgré eux.
En écho au nouvel espace permanent qui leur est dédié, cette exposition explore la construction mémorielle dont ces soldats d’élite ont fait l’objet. Entre pop culture, tradition militaire, publications historiques ou récits héroïsés, ils restent une source d’inspiration inépuisable plus de 80 ans après leurs premiers exploits.
- Exposition temporaire I Frères d'armes sous l'objectif - l'album Henry Corta, para et photographe – Patio du musée
Henry Coutant alias « Corta » s’engage les Forces Françaises Libres en avril 1941. Il n’a pas encore 20 ans. Admis à l’école des Cadets de la France Libre, il reçoit une formation d’officier et choisit de servir dans l’Infanterie de l’Air. Après un entrainement intensif et différents stages d’aguerrissement, il est breveté parachutiste en mai 1943. Affecté au 4ème SAS/2ème RCP sous les ordres du Commandant Bourgoin, il a le privilège d’être parmi le s premiers officiers parachutés en France occupée dans le cadre de l’opération Overlord. Passionné de photographie, il ne quitte jamais son appareil depuis son engagement dans l’école des Cadets de la France Libre jusqu’aux opérations de Hollande en avril 1945. Même pendant sa mission d’infiltration à haut risque au cœur de la Bretagne occupée en juin 1944, il glisse son appareil photo dans son paquetage. Il rapporte des clichés de ses compagnons d’arme, des maquisards qui le rejoignent, des familles qui l’hébergent et lui prête assistance. Ces photos constituent aujourd’hui un témoignage unique et exceptionnel du quotidien des parachutistes S.A.S. en opération. Elles figurent en bonne place dans un album donné au musée de la Résistance en Bretagne par Henry Corta lui-même, où sont rassemblés et annotés des dizaines de tirages argentiques classés dans l’ordre chronologique. On y reconnait de nombreux compagnons d’armes dont beaucoup ont donné leur vie dans les combats pour la libération de la Bretagne.
Colloque I Libération de la Bretagne : Forces spéciales et Services spéciaux alliés 1944 – Le 11 et 12 juillet
Samedi 11 juillet 2026 au Petit Théâtre de Sérent, Place St-Pierre
10.00 : La Bretagne, théâtre de mise en œuvre des nouvelles techniques de la 2ème GM, le cas du modèle de parachutage britannique, par Jean-Louis Perquin
11.00 : Le Special Air Service par Pierre Chabot
12.30 : pause déjeuner
14.30 : L'armement de la Résistance : parachutages et bureau des opérations aériennes, par Jean-Louis Perquin
15.30: Vie et mort du caporal Emile Bouëtard, par Joël Bouëtard
16.30 : Services spéciaux en Bretagne, par Nathalie Genet-Rouffiac
Dimanche 12 juillet 2026 : Matinée commémorative à Plumelec et Kérihuel (date anniversaire de l’exécution du capitaine Marienne et ses hommes)
Après-midi, Petit Théâtre de Sérent, Place St-Pierre :
9.00 : Messe à Plumelec
10.15 : Hommage au caporal Bouétard au lieu-dit Remungol
11.00 : Cérémonie à Kérihuel
12.00 : Cérémonie au monument aux morts
14.30 : "We found the mission extremely interesting" : les équipes Jedburgh et la mission Aloès en Bretagne (été 1944), par Yann Lagadec
15.30 : La « Bataille » de Saint-Marcel, par Tristan Leroy
16.30 : « Le Plan Sussex » présentation et projection du documentaire Opération Sussex, par Dominique Soulier. (Réalisé en 2000 par Bonnie Friedman, ce film inédit présente les témoignages directs d’agents ayant participés à ces missions secrètes)
17.30 : SAS, Jedburgh, OG, mission interalliée : la Bretagne, laboratoire pour les "forces spéciales" alliées à la Libération, par Yann Lagadec
Lundi 13 juillet 2026 - Parachutages sur Saint-Marcel
Sauts de commémorations (entre 9h et 10h aux abords du musée) : Largage de deux sticks de parachutistes de l’Airborne School Normandy depuis le Douglas C-53 Skytrooper (1ère version militaire du DC-3), ‘Gruesome’. Cet appareil historique est entré en opération dès 1943. Il a participé à toutes les opérations aéroportées de Libération de l’Europe jusqu’en avril 1945.
Vers 11h00 : cérémonie de clôture devant le musée.



